« Hasard ou destin, la réponse n’est pas simple. » (Joseph Kessel) Qu’une fleuriste massicoise se prénomme comme une fleur bleue des champs… Hasard ? Destin ? Difficile de se prononcer ! N’est-ce pas, Véronique ?

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Réussite(s) ou échec(s), notre Massicoise d’adoption sait que la nostalgie est un poison. Que reste-t-il de son enfance passée à cueillir des fleurs des champs ? Des couleurs ! Des parfums ! Des créations florales ! Le chômage ? Un compagnon de route avec lequel Véronique va devoir composer après plusieurs années de bons et loyaux services au sein d’une société important, entre autres, des accessoires pour l’art floral. Hasard ? Destin ?

Sur son chemin, Force Femmes. Une association créée en 2005 par des cheffes d’entreprises pour accompagner les femmes de plus de 45 ans dans leur recherche d’emploi ou dans leur création d’entreprise. Pour notre commercial en recherche d’emploi, c’est le déclic ! Et cette fille de commerçante de créer sa propre entreprise. « J’ai décidé qu’il était temps de faire ce dont j’avais envie. » Le nom de sa société ? « Véronique Bradol. » Pourquoi faire compliqué… Son activité ? « Créations florales pour tous les évènements » ! Une lubie ? Non. Véronique qui a, vous l’aurez compris, toujours aimé ces fleurs qui « enrichissent et rendent heureux », est notamment passée par la Piverdière, une école renommée installée en Anjou.

Pour cette militante dans l’âme, fleurs riment avec valeurs. Que 85% des fleurs vendues en France soient importées ne lui sied guère. « Il faut savoir que nous avons une production française en souffrance » souligne notre passionaria. « Nous avons des petits producteurs locaux que nous devons faire travailler ! » Ses pivoines viennent d’Essonne. Ses tulipes de la Sarthe. Ses renoncules et anémones du Var. Défendre la production française, c’est apprendre à travailler avec les saisons comme nous l’explique celle qui a très vite adhéré au Collectif de la Fleur Française et qui affiche fièrement le label Fleurs de France. Des pivoines pour la Saint-Valentin ? Prière de repasser au mois de mai et au mois de juin. Impossible de ne pas la titiller en évoquant les roses en provenance de Hollande. Véronique sait les traitements phytosanitaires que subissent ces roses étrangères produites, qui plus est, dans des conditions loin d’être exemplaires. C’est une des raisons pour lesquelles elle travaille à la belle saison avec l’association Fleurs de cocagne qui propose des fleurs bio, locales et solidaires, cultivées par des femmes en parcours d’insertion.

Bio, local, solidaire… notre fleuriste massicoise n’a pas choisi la facilité. Pas étonnant donc de la trouver sur les marchés qu'elle affectionne particulièrement. « Les gens n’y sont pas que de passage. » Véronique non plus. Son prénom fleuri vient, après tout, du grec « pherenikê » qui signifie « porteuse de victoire ».

1981 - Jeune fille au pair en Angleterre durant 2 ans 1/2.
1999 - Suit une formation  aux Saisons Florales, place Victor Schœlcher 91300 Massy ainsi qu’un stage d’art floral à la Piverdière.
2002 - Commerciale grands comptes / pour une société important et créant des produits de décoration pour la maison et des accessoires pour les fleuristes.
2016 - Rencontre l’association Force Femmes en février.
2016 - Création de son entreprise en septembre.