- se déplacer à Massy -

Aujourd’hui et demain

- se déplacer
à Massy -

Aujourd’hui
et demain

À pied, en RER, en voiture, à vélo, en bus, nous passons une part importante de notre vie à nous déplacer. Et pourtant, chaque jour, nous rencontrons des difficultés. Même si, à Massy, nous avons plutôt de la chance – ne l’oublions pas ! –, ce sujet est l’une de vos premières préoccupations.

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Avant d’agir, il faut comprendre. Massy et les communes alentour vivent une période de transition. Nous sommes en train de passer d’une ville de grande couronne à une ville de petite couronne, d’une ville où nous circulions essentiellement en voiture à une ville où les transports en commun et le vélo prennent de plus en plus d’importance. Circuler en voiture devient plus compliqué.

Cette évolution est évidemment liée au développement rapide de Massy. À ce sujet, la position de la ville est claire, comme l’explique Nicolas Samsoen. « Je l'ai dit : nous devons ralentir le rythme des projets sur Massy. Mais sur ce sujet, c’est un peu le bal des hypocrites ; tout le monde constate le manque de logements en Île-de-France et trouve que ce serait mieux ailleurs. Très bien, mais où ? Au cœur de Paris ? Sur les plateaux agricoles ? Construire près des gares, cela a du sens. J’assume ce que nous avons fait. En revanche, je suis tout à fait d’accord pour réduire le rythme du développement. » La modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU), avec le gel des projets sur le site d’AgroParisTech à la suite du report de la Ligne 18, illustre bien ce choix. Massy va continuer à accueillir de nouveaux habitants, mais au rythme de l’amélioration des transports en commun.

Se déplacer est une question majeure de vie quotidienne, c'est aussi un enjeu planétaire. Les transports sont à l'origine de 30% des émissions de gaz à effet de serre qui sont la cause du réchauffement climatique. Pour cette raison aussi, il y a urgence à changer.

Pour améliorer les conditions de déplacement des Massicois, la ville mène de front plusieurs combats. En se battant pour l’amélioration des transports en commun. En facilitant les modes alternatifs à la voiture, pour rendre plus aisé, pour ceux qui le veulent et qui le peuvent, de se déplacer à vélo ou à pied. En allant chercher de nouvelles solutions, comme le covoiturage, les vélos électriques, etc.

Dans ce premier épisode de « Se déplacer à Massy », nous avons souhaité faire un panorama de l’offre actuelle de transports en commun, mais également présenter les combats et les projets que nous menons au quotidien en faveur de ce mode de déplacement emprunté par la plupart d’entre nous.

- le rer b -

Améliorer les transports en commun

Deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe

Passagers/Jour

Passagers/Jour

Deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe juste après le RER A, le RER B transporte chaque jour 900 000 passagers. Une chance énorme pour Massy, mais aussi une galère sans nom quand très souvent – trop souvent – son trafic est perturbé.

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Dès 2010, Vincent Delahaye a créé l’association « Les Villes du RER B Sud » pour réunir les maires des villes desservies par cette ligne et demander un plan d’urgence de rénovation des infrastructures et des matériels de cette ligne.

Action entendue ! En juillet 2013, le Schéma Directeur du RER B Sud est approuvé. Et des premières actions sont alors réalisées : création d’un centre de commandement unique RATP-SNCF pour améliorer la régularité de la ligne, aménagement d’un quai de secours à Denfert-Rochereau pour permettre aux voyageurs de poursuivre leur trajet en utilisant d’autres modes de transports.

Important, mais pas suffisant. La solution passe par l’installation de trains à deux niveaux pour faire face à la saturation de la ligne. Ce sujet a été une priorité pour Valérie Pécresse, la Présidente de la Région et pour Stéphane Beaudet, le Vice-Président en charge des transports. Deux ans et demi après leur élection, le 28 juin 2018, l’appel d’offres est lancé pour remplacer les trains du RER B par un Matériel Interconnecté de Nouvelle Génération (MING). Les premières livraisons sont attendues en 2024. Ces trains à 2 niveaux permettront d’augmenter le nombre de places d’environ 30%.

En attendant, de nombreuses opérations vont être menées : amélioration de la signalisation au Sud, modernisation de l’aiguillage à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, création d’un point de retournement des trains à Orsay et au Bourget, création d’un Atelier de Maintenance à Mitry. De quoi améliorer le quotidien des usagers du RER en attendant l’arrivée des nouvelles rames.

Denis Masure

Directeur du RER B unifié*, RATP/SNCF

Interview

– Il y a d’un côté les faits et de l’autre le ressenti des voyageurs, selon lequel il y a toujours un problème sur la Ligne B du RER.
Je suis tout à fait conscient de ce décalage. Tous les jours, 550 trains roulent sur cette ligne, avec une ponctualité qui se situe entre 88% et 90%. Ce chiffre, moyenné sur l’ensemble de la journée, démontre que la ligne B fonctionne plutôt bien, mais en réalité les difficultés se concentrent lors des heures de pointe car aujourd’hui la ligne est quasiment saturée. Cette situation est liée au développement urbain de l’Île-de-France et au passage progressif de l’utilisation de la voiture à celle des transports en commun, ce qui est une bonne chose par ailleurs.

– Pourquoi ne pas augmenter le nombre de trains notamment aux heures de pointe ?
Aujourd’hui, la Ligne B du RER ne peut pas accueillir davantage de trains pour la simple raison que la signalisation n’est compatible qu’avec une fréquence maximale de 20 circulations par heure, soit un train toutes les 3 minutes, un niveau d’offre très important. La ligne est très chargée, notamment aux heures de pointe, et chaque train compte. Néanmoins, le niveau d’offre ne pourra évoluer qu’à partir du moment où nous pourrons augmenter la capacité des trains… et c’est là tout l’objet de l’acquisition des trains dits MING (Matériel Interconnecté de Nouvelle Génération), dont la mise en service est prévue pour 2025.

– Et on ne peut pas les installer plus vite ?
Très honnêtement, non ! Une ligne comme le RER B a des caractéristiques techniques (gabarit, fréquence des arrêts, courbure des stations,…) qui obligent à inventer un train qui lui est dédié. Et comme on installe un nouveau matériel pour 40 ans, on ne veut pas se tromper ! Pour être concret, une des spécificités de la ligne, c’est la faible distance entre les arrêts : nous devons donc avoir un train qui accélère et freine vite, et qui permet des montées et descentes en gares les plus rapides, sûres et confortables possibles. Et pour prévoir cela, il faut compter le temps d’appel d’offres, d’études, de construction, les tests d'homologation. J’ajoute qu’il faut adapter les infrastructures, notamment les ateliers de maintenance ; les travaux importants que nous menons à Massy sont une partie d’un grand programme d’adaptation des ateliers.

– Et en attendant 2025 ?
Nous n’attendons pas 2025 sans rien faire, bien au contraire ! Nous avons un plan d’action dont je peux citer trois aspects. D’abord, améliorer l’information voyageurs, notamment sur les quais en situation perturbée. Ensuite, faire évoluer la grille horaire pour la rendre plus « robuste », c’est-à-dire pour que les inévitables incidents soient les moins pénalisants pour toute la ligne. Pour prendre un exemple concret, aujourd’hui, à Massy-Palaiseau, le matin, il y a deux trains qui se succèdent de près, puis un long temps d’attente. Le résultat, c’est que, pendant ce temps, les voyageurs s’amassent sur le quai et montent dans un train qui arrive déjà plein.

Île-de-France Mobilités** et la RATP vont mener dans les mois qui viennent une concertation avec les élus et les associations pour faire évoluer cette grille pour l’automne 2020. Cela permettra une réelle amélioration du service.

Enfin, il y a des investissements d'infrastructure très importants pour faciliter l’exploitation à Orsay, à Saint-Rémy-les-Chevreuse mais aussi au Bourget ou à Mitry, qui vont significativement améliorer les choses bien avant 2025.

*La ligne B du RER est conjointement gérée par la RATP et SNCF. À ce titre, son directeur, nommé pour trois ans, est issu en alternance de la RATP et de SNCF.

**La structure pilotée par la Région qui a la responsabilité d’organiser les transports en Île de France.

Réalisation de travaux à Orsay/St-Rémy/Le Bourget et Mitry.

2010 : Création de l’association « Les villes du RER B Sud »
07/2013 : Schéma directeur du RER B Sud : création, à Denfert-Rochereau, d’un centre de commandement unique (fin 2013) et d’un quai de secours (fin 2014)
2018 : Lancement de l’appel d’offres pour les RER nouvelle génération
2020 : Évolution de la grille horaire
2020 : Ouverture du nouvel atelier de maintenance de Massy
2024 : Livraison des trains MING
2025 : Mise en service des trains MING

- rer c et t12 -

De Pontoise au Sud de l’Essonne, la ligne C est extrêmement complexe. À la station Saint-Michel, un quai indique Versailles-Chantiers, l’autre Versailles-Rive-Gauche… de quoi perdre pas mal de touristes ! La seule solution pour améliorer son fonctionnement : couper cette ligne en plusieurs branches.

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C’est la raison initiale du tram-train T12, dont les travaux ont débuté en 2016 et dont la mise en service est prévue pour 2022. Il permettra à 40 000 voyageurs /jours de relier Évry à Massy en 39 minutes ! Il empruntera pour cela l’itinéraire actuel du RER C entre Massy et Épinay-sur-Orge puis passera en mode tramway jusqu’à Évry. Pour Massy, en particulier pour le Centre-ville et Atlantis, la nouvelle gare Massy-Europe sera une chance.

Il faut maintenant nous battre pour obtenir, le plus vite possible, le prolongement du T12 de Massy à Versailles Chantiers avec la création d’une gare au Pileu. C’est un vrai sujet de bataille pour Igny, Palaiseau et Massy.

Nous devons aussi travailler pour augmenter la fréquence du RER C sur la branche Massy-Palaiseau, Massy-Verrières, Rungis. Cela suppose des travaux sur les voies empruntées par le TGV. Une solution complexe, mais qui mérite qu’on agisse tant cette ligne est une solution intelligente pour se rendre sur Paris.

- la navette de l’agglo -

La communauté d'agglomération Paris-Saclay propose aux Massicois une navette gratuite pour tous.

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Aucun titre de transport n’est demandé pour voyager. Elle circule du lundi au samedi en journée et en soirée ainsi que le dimanche matin. Elle permet aux Massicois de rejoindre les gares, les centres administratifs, culturels, de loisirs et commerciaux.... Cette navette peut accueillir jusqu’à 22 personnes et offre un accès aux personnes en fauteuil roulant grâce à une rampe intégrée La montée et la descente s’effectuent aux 19 arrêts de la ligne. Grâce à l'application ZenBus disponible directement sur www.zenbus.net/paris-saclay, les voyageurs peuvent visualiser en temps réel la position des navettes et anticiper leur passage.

- à quoi sert la ligne 18? -

La Ligne 18 du Grand Paris Express est essentielle pour Massy. Il y a quatre bonnes raisons de se battre pour sa réalisation.

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Elle va permettre la desserte du Plateau de Saclay. Même s’ils ne sont pas tous massicois, il faut penser aux milliers de chercheurs et d’étudiants qui aujourd’hui se tassent dans les bus ou préfèrent leurs voitures. La réussite de ce projet est autant un atout pour Massy qu’un enjeu majeur pour la France. Ne soyons pas égoïstes !

Elle va offrir à Massy, via la correspondance avec la Ligne 14 à Orly, un deuxième accès à Paris. De quoi soulager le RER B – qui transporte, rappelons-le, 900 000 voyageurs /jour – et permettre aux Massicois de rejoindre Paris même en cas d’incident sur la ligne B.

Elle va faciliter les déplacements dans Massy ! Elle va permettre de relier à grande vitesse l’Est et l’Ouest de Massy. Comptez trois minutes pour vous rendre de la future gare de Massy Opéra à celle de Massy-Palaiseau. Elle va transformer les déplacements dans Massy et donc réunifier notre ville.

Pour les habitants de Massy-Opéra, elle sera un accès direct, beaucoup plus proche que les Baconnets, au réseau de transports de l’Île-de-France.

La décision du Gouvernement de reporter sa réalisation de 2024 à 2027 a poussé nos élus à se mobiliser dès novembre 2017. Cette mobilisation a – partiellement – porté ses fruits. Pour Nicolas Samsoen, « il semble que l’État ait aujourd’hui pris conscience de son erreur sur le sujet et parle désormais de la Ligne 18 à l’horizon 2026. Nous sommes donc très confiants dans le fait que ce projet sera lancé de manière irréversible dans les deux ans qui viennent. »

- UN NOUVEL ATELIER DE MAINTENANCE À MASSY -

Ceux d’entre-vous qui empruntent la « route des 5 ponts » (rue Victor Basch) n’auront pas manqué de remarquer les travaux menés par la RATP. Un nouvel atelier de maintenance va voir le jour sur Massy.

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Pour la RATP, « ces nouvelles infrastructures contribueront à améliorer la régularité de la ligne B du RER ». Pour la ville, c’est aussi l’occasion d’élargir les trottoirs – d’ici à un an et demi - pour permettre aux Massicois de circuler plus facilement entre Villaine, Atlantis et le Centre-Ville.

- les bus -

Pour se déplacer à Massy, nous pouvons aussi utiliser les lignes de bus qui sillonnent la ville !

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Besoin de vous rendre en Mairie pour refaire votre carte d’identité ? Le bus 119 vous dépose juste devant ! Vous vous rendez au Centre Omnisports Pierre de Coubertin ou à la Maison de la Formation et de l’Emploi ? Les lignes 319 et 197 vous y amènent !
Les lignes exploitées par la RATP desservent les différents quartiers de la ville et ses équipements. Un moyen facile et pratique pour se déplacer tout en consacrant son temps à une autre activité. Ces lignes sont aussi essentielles pour relier le pôle des gares et les bassins d'emplois voisins : Courtabœuf, le plateau de Saclay, Longjumeau et la RN20.
Le service des bus est défini par Île-de-France Mobilités en lien avec la communauté Paris Saclay. La ville intervient auprès d'eux pour obtenir chaque année des renforcements de ligne. Par ailleurs, la gare routière de Massy-Palaiseau va être complètement transformée d'ici 2021-2022.

- le pôle des gares -

 Il y a aujourd’hui des difficultés à circuler aux abords de la gare de Massy-Palaiseau devenue, au fil des ans, la gare centrale du sud francilien.

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Pour Nicolas Samsoen, « il y a dix ans, malgré les interpellations répétées de Vincent Delahaye, la Région a grandement sous-dimensionné la gare routière et totalement ignoré les piétons. Une erreur que nous payons encore aujourd’hui et qu’il ne faut pas répéter. Il faut faire du pôle des gares un projet urbain bien dimensionné prenant en compte les flux de bus, les usagers des bus et les riverains. » Oui, la circulation restera dense et compliquée autour de la gare de Massy-Palaiseau comme c’est aujourd’hui le cas autour de toutes les grandes gares d’Île-de-France et de Province.
Pour Bernard Lafargue, Adjoint au Maire en charge des Transports, « des axes d’amélioration sont possibles : cela passe par l’extension et la modernisation de la gare routière. La création d’un ilot central permettra aux voyageurs d’accéder au pôle multimodal sans avoir à traverser les voies de bus. Une sortie supplémentaire sera créée en direction de la rue Ramolfo Garnier améliorant ainsi la circulation dans cette zone de l’avenue Carnot. »

Une offre améliorée de transports en commun est essentielle afin de nous permettre de nous déplacer librement. RER B, Ligne 18, T12, restructuration du pôle des gares, la ville mène plusieurs combats de fronts pour faciliter vos déplacements. Si les transports en commun sont le nerf de la guerre, nous aborderons le mois prochain des sujets tout aussi essentiels. Vous vous posez des questions sur les mobilités douces ou sur la place de la voiture en ville ? Rendez-vous au prochain numéro pour le deuxième épisode de notre dossier « se déplacer ».