9H

Nous arrivons à l’épicerie sociale, il y a déjà du monde devant les portes. Nous sommes accueillis par Michèle Boix la présidente. Alors que les bénévoles sont déjà en pleine action, Michèle nous accorde un peu de son temps pour nous expliquer le fonctionnement de l’association. « Les assistantes sociales nous envoient les personnes qui ont besoin de notre aide. À la suite de ça, on leur accorde un montant selon leur situation. Les bénéficiaires sont prévenus et peuvent venir directement à l’épicerie. C’est un gros travail administratif en coulisses. » L’épicerie sociale est ouverte tous les jeudis, les autres jours sont réservés à l’administratif, à l’approvisionnement et à la mise en rayons.

9H30

Après les explications, sonne l’heure de la visite. L’épicerie ressemble à s'y méprendre à une véritable petite surface avec ses rayons, ses chariots et sa caisse. Les étalages sont plein cette semaine grâce à la quête alimentaire qui a été réalisée la semaine dernière dans des grandes surfaces massicoises. Michèle nous entraîne ensuite dans les réserves, elles aussi remplies en ce moment. L’épicerie sociale se fournit également tous les mardis grâce à la Banque Alimentaire de Paris et d’Île-de-France (BAPIF). « Nous allons chercher avec un camion prêté par la mairie les produits que la BAPIF nous a préparé. »

10H

Nous rencontrons Robert Lebel, vice-président, chargé des commandes, de l’étiquetage et le monsieur bricolage de l’association. « Les petites recettes que nous faisons nous permettent d’acheter des produits que nous n’avons pas pu avoir par la quête ou la BAPIF. Nous passons commande auprès d’associations pour le lait infantile ou les couches par exemple. Le mardi, c’est le jour de la mise en rayon, Il faut faire attention aux dates de péremption et à la qualité des produits, ce qui demande une bonne organisation et un vrai travail de rangement ». Autant dire que Robert est indispensable comme tous les bénévoles qui composent cette équipe d’une quinzaine de personnes.

10H30

Nous retrouvons Jacques dans les rayons en train d’aider une bénéficiaire à remplir son chariot, une aide précieuse pour cette jeune femme célibataire, maman de deux enfants. Michèle nous propose alors de nous mettre dans la peau d’un bénévole. Nous regardons sa fiche et le montant des courses auquel elle a le droit : 28 euros. Nous l’accompagnons dans les rayons, et comptabilisons petit à petit pour arriver au juste prix. Les courses terminées, nous nous dirigeons vers Josette aux commandes de la caisse. La bénéficiaire range ses courses dans son sac et ne payera que 2,8 euros. Chaque famille peut bénéficier de l’aide de l’épicerie sociale pendant 5 semaines renouvelables 3 fois dans l’année si nécessaire.

11H

Les allers et venues s’enchaînent ce jeudi à l’épicerie, nous croisons également une autre bénéficiaire, jeune étudiante de 23 ans, pour elle, cette aide est indispensable et lui permet d’acheter des produits alimentaires mais aussi d’hygiène. Mais l’épicerie sociale, ce n’est pas que de la nourriture. L’association propose aussi des places de cinéma ou des spectacles à l’Opéra grâce à « Cultures du cœur » ; c’est également l'occasion de discuter, rencontrer les bénévoles et essayer de passer un moment agréable. L’épicerie sociale a rejoint le Collectif de Villaine et est présente sur différents événements comme Massy Manger Bio et récemment les Fééries de Villaine où elle distribue du café et du thé gratuitement. La présidente, Michèle Boix, a cette volonté d’aller à la rencontre des gens et d’ouvrir le périmètre d’actions de son association.