Le premier week-end de septembre ?

Ils l’ont vu passer. Vite ! Bien trop vite ! Trop occupés sans doute à tenter d’anticiper la rentrée scolaire. Stylo-bille ? « Prêt » ! Double-décimètre ? « Prêt » ! Tube de colle ? « Prêt » ! Agenda ? Agenda ? « Égaré » ! Une scène un tantinet cocasse – rien de grave – qui a pour particularité de se répéter année après année… Qu’ils aient attendu ce jour avec hâte ou avec une nervosité non dissimulée, Massicoises et Massicois ont retrouvé les bancs de l’école le lundi 3 septembre comme plus de 12 millions de Français.

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Maternelle ou élémentaire, il fallait voir ce flot d’enfants franchir la grille de tel ou tel établissement… pour la plupart accompagnés de leurs parents à l’image d’Adrien, élève de CE2 à l’école Descartes, que sa mère et son père ont souhaité accompagner pour son premier jour de classe. « Une tradition familiale » pour ces Massicois qui ont vécu leur lot de rentrées scolaires. Adrien, lui, cherche du regard ses camarades. Où sont-ils ? Et surtout dans quelle classe seront-ils ? La réponse à cette question se trouve à quelques mètres de là. Pour Adrien, l’heure est venue de se frayer un chemin jusqu’aux affiches détaillant la composition des classes. Sourire ? Moue de déception ? Impossible à dire ! Le jeune garçon a disparu au sein d’une marée humaine composée d’enfants de moins d’un mètre cinquante apparemment fan de licornes si l’on se fie à leur sac-à-dos…
Allée du Roussillon, Rue Vasco de Gama, Rue Georges Mandel ou bien encore Place d’Allemagne, la cloche sonne. De quoi pousser un « ouf » de soulagement ? Pas si sûr. La journée ne fait, en effet, que commencer pour les élèves de maternelle et d’élémentaire… ainsi que pour leurs parents. L’heure est venue pour ces derniers de regagner le domicile familial ou de se rendre sur leur lieu de travail. Louis Moreau, Léon Gambetta et J. Macé, Jean Moulin, il y a celles et ceux qui s’attardent pour évoquer la semaine de 4 jours, la restauration municipale, les classes bilingues, les évaluations diagnostiques en CP ou encore le dédoublement des classes de CP dans les établissements scolaires en zone de réseaux d’éducation prioritaire (REP) et d’éducation prioritaire renforcée (REP+)…

Des nouveautés.

Pour Éric Charbonnier de la Direction de l’éducation et des compétences de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) les résultats obtenus par la France à l’étude internationale PIRLS 2016 qui mesure les performances en compréhension de l’écrit des élèves en fin de quatrième année de scolarité obligatoire « nécessitent de mettre en place différentes politiques pour améliorer la qualité des apprentissages en France ».

Des classes bilingues ?

Direction l’école Jean-Moulin où l’on pratique désormais l’Anglais dès la petite section et où les « Hello » côtoient les « Bonjour ». Pourquoi éveiller les tout-petits au multilinguisme ?

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Pour la simple et bonne raison qu’un enfant exposé de bonne heure à une langue étrangère a la capacité de l’assimiler de la même façon que sa langue maternelle ! Pour Nathalie Divaret, Inspectrice de l’Éducation Nationale, et Arnaud Van de Velde, Conseiller pédagogique départemental bilinguisme, ces classes sont le meilleur moyen de s’assurer que « chaque élève soit capable de communiquer dans au moins deux langues vivantes à la fin de l’enseignement secondaire » comme le souhaite le ministère de l’Éducation Nationale. Pour Aline Vo Quang – Adjointe au Directeur académique, chargée du premier degré – « cette mesure va permettre aux enfants de développer des hautes compétences linguistiques mais aussi favoriser une ouverture à l’altérité : développer les langues, cela ouvre à l’autre ». Mais au fait, qu’est-ce qu’une école bilingue ? Pour résumer la pensée d’Arnaud Van de Velde « si une école bilingue est une école dans laquelle l’enseignement est dispensé en deux langues, il ne s’agit pas seulement d’apprendre la langue mais surtout de la parler, de l’entendre, de la vivre, bref de l’apprendre de l’intérieur grâce à des enseignants anglo-saxons. » Pour Nathalie Divaret ce dispositif novateur est « une chance pour Massy » et les Massicois.

Des évaluations diagnostiques dès
le CP ?

Direction Roux-Tenon ! De quoi parle-t-on Mme Baudin ?

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« D’une évaluation qui se déroule en début d’année scolaire, dans la seconde quinzaine du mois de septembre, puis en février. En Français on évalue la connaissance des lettres, la richesse du vocabulaire, la conscience phonologique et phonémique et la compréhension orale. En mathématiques, les exercices permettent d’évaluer les compétences relatives à la construction du nombre et aux premières capacités de calcul, en ciblant notamment le dénombrement, la décomposition d’un nombre et la connaissance de la ligne numérique. » Et en CE1, Mme Azeroual ? « En Français, les exercices ciblent des compétences importantes comme la lecture à voix haute, la compréhension de l’écrit, la compréhension orale ou la richesse du vocabulaire. En mathématiques, les exercices permettent d’évaluer les élèves sur la compréhension et l’utilisation des nombres, le calcul mental, le calcul en ligne et la résolution de problèmes. » Le mot « évaluation » reste cependant un mot « tabou » pour citer Eric Charbonnier. « Parce que lorsque l’on parle d’évaluation en France, on a tout de suite le tabou de la notation. La notation peut créer de l’anxiété mais ces évaluations-là n’ont pas pour but d’être publié ou d’être considéré comme une note supplémentaire pour les élèves ». Mais comment faut-il les considérer alors ? « Elles nous permettent de savoir où en est vraiment l’enfant» et permettent à chaque enseignant de choisir la démarche la plus adaptée à la réussite de chaque élève.

Le dédoublement des classes de CP
en REP et REP + ?

Pour Eric Charbonnier – si la dépense par élève à l’école primaire est inférieure de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE et la dépense par élève au lycée est supérieure de 35% à la moyenne des pays de l’OCDE – cette mesure est nécessaire.

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« Avoir de meilleures conditions de travail pour le plus jeune âge est important car c’est là que les inégalités commencent. » Même son de cloche du côté des écoles de la ville ? À l’école élémentaire René Descartes – où la rentrée 2018/2019 a vu l’instauration de 5 classes de CP à 12 – on salue une mesure qui va dans le bon sens. Si dédoubler les classes de CP en réseau d’éducation prioritaire (REP) et réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) est une bonne chose, Éric Charbonnier, lui, plaide pour aller plus loin. C’est-à-dire ? « Pourquoi ne pas adopter ce genre de dédoublement pour la dernière année de maternelle ? » Son leitmotiv : « améliorer les conditions de travail des enseignants ». Difficile de trouver à y redire dans une ville comme Massy où, pour citer Nicolas Samsoen, « la politique municipale en matière d’éducation consiste à mettre tout en œuvre pour permettre aux enseignants de préparer au mieux l’avenir de nos enfants ».