« On ne devrait jamais sortir indemne d’une rencontre, quelle qu’elle soit, ou du moins en sortir inchangé. » (Sylvie Germain) Que dire de la rencontre entre Alexandre Poncet et le 7e Art si ce n’est qu’elle a été déterminante et qu’elle nous renvoie à ces paroles du critique et cinéaste français, Jean-Charles Tacchella, pour qui « dans la vie d'un cinéphile, il est une époque inoubliable et merveilleuse : celle où l’on découvre le cinéma. »

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Cinéphile, notre Massicois n’a que quatre ans lorsqu’il assiste à une projection de Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi dans une salle obscure de province. Une projection dont il n’a gardé que quelques bribes de souvenirs contrairement à celle du trente-deuxième long métrage des studios Disney intitulé Taram et le Chaudron Magique. Une séance à la fin de laquelle le jeune Alexandre refuse de quitter son siège obligeant sa mère à assister à une seconde séance dans la foulée. Alexandre n’a que 8 ans lorsqu’il assiste à des projections du Robocop de Paul Verhoeven et du Prédator de John McTiernan dans un cinéma en plein air. Et pas question pour le benjamin de la fratrie de s’arrêter là ! D’autant plus que ses frères et demi-frères lui font découvrir le Evil Dead 2 de Sam Raimi ou Les Griffes de la Nuit de Wes Craven en VHS.

Vous l’aurez compris, Alexandre se passionne très tôt pour le cinéma fantastique - genre extrêmement flou dont nous ne prétendrons pas vous dessiner ici les contours - au point de finir par envisager le plus sérieusement du monde d’exercer un métier touchant de près ou de loin à cette passion. Le voilà qui lance un fanzine. Et Alexandre de découvrir que l’écriture est un virus dont on ne guérit jamais… au point de quitter sa province. Direction Paris ! Alexandre fait le tour des rédactions. Et sa plume séduit ! Le voilà pigiste ! Ses articles, il les peaufine, la nuit, dans son appartement situé dans le quartier de Massy-Opéra. C’est à Massy qu’Alexandre fonde en 2007 sa société Frenetic Arts.

Entre 2009 et 2012, Alexandre produit le documentaire Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux de Gilles Penso. Pourquoi Ray Harryhausen ? Parce que celui à qui l’on doit Le 7e Voyage de Sinbad, Jason et Les Argonautes ou encore Le Choc des Titans a marqué l’histoire du cinéma et « parce qu’il est vraiment l’auteur de ses films ». Alexandre est intarissable sur le sujet. De sa rencontre avec Gilles Penso à Gérardmer en 2009 à sa rencontre avec Ray Harryhausen à Londres à l’occasion du quatre-vingt dixième anniversaire de ce grand homme en 2010, les anecdotes fleurissent. Elles nous amènent progressivement à parler du Complexe de Frankenstein - un autre documentaire signé Poncet et Penso consacré « aux créateurs de créatures » et récompensé par le Syndicat français de la critique de cinéma en janvier dernier - ou de sa rencontre avec le réalisateur, directeur d’effets visuels américain Phil Tippett avec les films duquel ce Bourguignon d’adoption a grandi. Un documentaire dont il signe la bande sonore.
Eh oui, Alexandre - élève du conservatoire de Massy pendant 10 ans - compose ! Également pour les autres. Citons Sacha Feiner - réalisateur de Gremlins Fan Film, un court métrage parodique - pour lequel il réalise la musique de deux courts métrages : Un monde meilleur en 2012 et Dernière porte au Sud en 2015 (lauréat du Magritte du meilleur court-métrage d’animation en 2016). « Six mois de travail pour douze minutes de musique » confesse-t-il en riant.

Moralité ? Pour Alexandre journaliste à Mad Movies, à qui l’on doit également la musique de l’exposition L’Art de DC – L’Aube des Super-Héros au musée Art Ludique, il s’agit de « montrer aux jeunes de Massy qu’il est possible de rêver et d’accomplir ses rêves, que le monde est devenu petit, que tout est accessible. La jeunesse a le droit de rêver - l’idée c’est de se donner les moyens car les chances existent. À Massy comme à Los Angeles tout est possible. »

1999 : Représentant de la Bourgogne au Prix de la Jeunesse du Festival de Cannes.
2006 : Poste de rédacteur chez Mad Movies puis création de Frenetic Arts.
2009 : Rencontre avec Gilles Penso. Début de l’aventure « Ray Harryhausen ».
2013 : Tournée américaine et début de l’aventure du « Complexe de Frankenstein ».
2016 : Début de la production de Phil Tippett : « Mad Dreams & Monsters » et « The Prophecy of Starship Troopers ».