- clic clac -

Joutes solidaires

Février, le parvis de l’Opéra accueille Massicois et Franciliens pressés de passer les portes de ce lieu de culture pour se protéger du froid mais aussi et surtout pour assister à ...

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la 17e édition de la battle humanitaire de danses hip-hop organisée par Humanitaria. Droit d’entrée : des denrées alimentaires non périssables destinées à aider des populations africaines touchées par la famine et dont l’association a recueilli 3 000 kilos ! Site web Humanitaria

- ligne 18 -

4 Maires en colère !

De gauche à droite : David Ros, Vice-Président à l’Innovation et à la Recherche de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, et Maire d’Orsay -  Michel Bournat, Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, et Maire de Gif-sur-YvetteGrégoire de Lasteyrie, Vice-Président à l’Aménagement et à l’Attractivité Territoriale de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, et Maire de PalaiseauNicolas SamsoenMaire de Massy

INTERVIEW DE NICOLAS SAMSOEN

Le gouvernement vient d'annoncer le report de la Ligne 18 du Grand Paris Express au plus tard en 2027 ! Quelle est votre réaction face à cette décision ?
Cette décision est désolante ! La Ligne 18 est essentielle pour l’avenir de Massy, et au-delà, pour celui du pays.

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Sur le plan économique, c’est une décision absurde puisque l’Etat va perdre d’un côté – avec tous les investissements qu’il a déjà réalisés sur le plateau de Saclay - ce qu’il va gagner de l’autre, en reportant cette ligne. Pour Massy, cette décision aura plusieurs impacts. D’abord, un impact sur le RER B. La Ligne 18 est la seule solution au problème majeur du RER B : sa surcharge ! Elle permettra via la correspondance avec la Ligne 14 à Orly, de doubler l’accès à Paris. Reporter la ligne 18, c’est faire durer les problèmes du RER B. Ensuite, pour Massy-Opéra. Rendez-vous compte ! Les habitants de Massy Opéra auront un métro en bas de chez eux pour être en trois minutes à Massy Palaiseau. Cela rendra le quartier très attractif. Mais ce report, s’il nous complique la vie, ne nous retardera pas dans notre volonté de transformation de ce quartier.

Et pour le plateau de Saclay ?
Cette décision représente pour les Massicois un ennui sérieux. Mais c’est pour le plateau de Saclay dont l’accès est déjà compliqué que cette décision est vraiment problématique…

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Les conditions d’accès seront rendues extrêmement difficiles. J’ai suffisamment dit qu’il n’y avait pas d’alternative à la Ligne 18, ce n’est pas pour vous dire maintenant, qu’il y a des solutions miracles.  Nous sommes aujourd’hui dans une logique de limiter des dégâts entrainés par ce report, avec des répercussions en matière de circulation pour chacun d’entre nous.

Quelles suites comptez-vous y donner ?
Il faut que le gouvernement assume. Mais il faut aussi agir.

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Donc nous travaillons avec l’Etat pour trouver des solutions qui corrigent les problèmes que j’ai soulevés : l’impact sur le RER B et sur Massy Opéra. Concernant le pôle des gares, il va falloir renforcer l’offre de bus depuis la gare de Massy Palaiseau vers le plateau de Saclay. Je comprends cette demande de l’Etat. Cela va nécessiter de gros travaux sur la gare routière. Mon rôle de Maire de Massy sera  de veiller à ce que cela devienne un espace agréable pour les piétons. Mais aussi, d’assurer une circulation fluide et apaisée, en bus ou en voitures, pour l’ensemble des Massicois.

M. Michel Bournat

Comment peut-on imaginer la réussite d’un cluster à rayonnement international sans une accessibilité optimale ? En repoussant l’ouverture de la Ligne 18  à l’échéance de 2027, l’État commet une quadruple faute :
- Il renie ses engagements. Après une échéance annoncée en 2020, puis reportée à 2024, nous voici à 2027.
- Il contribue à ralentir la réalisation des projets. En 2021-22, l’accessibilité au territoire sera en limite d’embolie.
- Il envoie un mauvais signal à tous les acteurs qui s’investissent pour soutenir cet enjeu.
- Il affaiblit notre image à l’international.
L’État doit maintenant proposer des mesures opérationnelles alternatives. Les habitants de nos villes subissent les carences des RER B et C et la saturation des axes routiers. Nous nous battrons pour débloquer des situations et proposer des solutions. C’est aux actes que nous apprécierons la capacité de l’État à tirer les conséquences de cette décision décevante.

M. Grégoire de Lasteyrie

« Cette annonce est une grande déception pour les dizaines de milliers de Franciliens qui vivent, travaillent ou étudient sur le plateau de Saclay mais aussi pour tous ceux qui se battent pour le projet depuis son origine. Car cette ligne est aussi essentielle pour la desserte quotidienne de nos communes que pour le rayonnement à l’international du cluster. Qu’il s’agisse de startups, de PME ou de grandes entreprises, tous les acteurs économiques locaux et nationaux que je rencontre ne disent pas autre chose. Il faut donc continuer à se battre pour trouver des solutions compensatrices transitoires et pour faire respecter la date de 2027. Au-delà des territoires de l’Essonne et des Yvelines, c’est bien l’attractivité et la compétitivité de notre pays qui sont en jeu ! »

M. David Ros

« L’annonce du report de la réalisation de la ligne 18 entre 2024 et 2027 ne génère évidemment pas un message rassurant pour toutes celles et ceux qui ont décidé de s’installer sur le Plateau de Saclay. Un projet d’une telle envergure est, de fait, générateur d’incertitudes qu’il s’agit de gérer au mieux, dans la transparence, en s’efforçant de garder le cap, et de confirmer ses ambitions avec des moyens adéquats. Si l’état des finances publiques nécessite de faire des choix, la création d’un pôle de recherche et d’innovation majeur a été définie puis confirmée, depuis de longues années maintenant et à plusieurs reprises, comme une priorité de l’Etat pour l’avenir de notre pays. Beaucoup d’acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation, de la sphère économique se sont investis en ce sens. Ce report génère des doutes et beaucoup de questions très pratiques en matière de déplacements auxquels l’Etat doit apporter des réponses opérationnelles ».

- médias -

LA MINISTRE DE LA CULTURE À MASSY

Vendredi 2 mars, Françoise Nyssen - ministre de la Culture - traverse les allées de la médiathèque Jean-Cocteau. L’occasion de rappeler que nos médiathèques, pionnières dans le domaine des ressources numériques, ne cessent d’innover.

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Prenez leur portail numérique que Pierre Andricq, directeur du réseau Médiathèques - s’est fait un plaisir de présenter à Madame la ministre (ci-contre). Un portail qui permet à chacun d’accéder 24h/24 et 7jours/7 à plus de 1 000 revues mais aussi à plus de 4 000 œuvres de fictions et œuvres documentaires en VOD… et cela gratuitement ! Point d’orgue de cette visite, un atelier d’éducation aux médias et de décryptage de l’info animé par deux journalistes. Coachés par Marco Nassivera, directeur de la rédaction d’ARTE, et Jean-François Ebeling, rédacteur en chef d’ARTE Journal Junior, des jeunes Massicois des centres de loisir Mermoz, Roux et Vinci ont pu aborder la question des « fake news » ou « fausses informations » - en amont de la semaine de la presse et des médias dans l’école - grâce à un documentaire que nous ne saurions trop vous recommander : https://info.arte.tv/fr/dossier-les-fake-news
Site web médiatheques de Massy

- mobilisées ! -

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES

La journée internationale de lutte pour les droits des femmes a donné lieu à de nombreuses initiatives locales. Paroles de Femmes ou bien encore l’Association Pour l’Accompagnement des Jeunes et de la Famille (APAJF) en ont profité pour organiser diverses manifestations.

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Du spectacle « Couette et Bonnet, les voyageurs de l’espace » joué à la médiathèque Hélène Oudoux à la projection-débat autour du film-documentaire « Bienvenue dans la vraie vie des femmes » à l’auditorium de l’Opéra, Massy a vécu au rythme de la lutte pour les droits des femmes du 8 au 15 mars. Une conférence-débat intitulée « du contrôle du corps des femmes aux mouvements de réappropriation » au centre social APMV a permis d'évoquer la survalorisation de l’apparence et des critères de beauté, le jugement de la supposée valeur de la femme en fonction de son apparence, le contrôle historique de l’état sur la sexualité des femmes, les violences gynécologiques et obstétricales…
Profitons de cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes pour citer Simone de Beauvoir : « La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux. »
Site web parolesdefemmes91.fr

- éclairage -

EN LED, LA VILLE EST PLUS BELLE

L’Association Française de l’Éclairage (AFE) est formelle, le parc français est vieillissant : 40% des luminaires en service ont plus de 25 ans ! Or plus une installation est vétuste plus elle est source de nuisances et de déperdition.

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Entre 30% à 40% d’énergie seraient ainsi perdue par nos vieilles lampes à sodium. Mais que faire ? « Passer à la technologie LED ». Si cette technologie a un coût - le prix d’achat d’une diode électroluminescente est plus élevé que celui d’une ampoule traditionnelle -, « elle se démarque par sa durée de vie pouvant atteindre jusqu'à 40 000 heures » comme l’explique l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME). Massy compte déjà un certain nombre de candélabres LED dans l’ensemble de ses quartiers et poursuit la rénovation de son parc matériel de 6 200 points lumineux en 2018 avec la volonté affichée de couvrir à terme toute la ville. Budget consacré ? 500 000 euros en 2018 ! Un investissement pour l’avenir dont les effets se feront sentir dès cette année avec une baisse de 30% de la consommation d’électricité de la ville.

- énergie -

LA BALADE DES GENS FRILEUX

- énergie -

LA BALADE DES GENS FRILEUX

Conseiller de manière neutre, gratuite et objective les Massicois qui ont des questions sur leur consommation d’énergie et l’isolation de leur habitation, telle est la mission de Charline Léger, conseillère info-énergie de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat Ouest (ALEC).

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Une mission dont elle s’acquitte via des rendez-vous en mairie et via des balades dans nos rues durant lesquelles vous la croiserez armée d’une caméra thermique et entourée de Massicois désireux d’identifier les forces et les faiblesses de leur habitation. Ponts thermiques, tassements d’isolants ou problèmes d’étanchéité… voilà de quoi expliquer, en partie, pourquoi la moyenne de consommation des bâtiments en France est, selon l’ADEME de 240 kWh/m2 par an soit quatre fois plus que la moyenne recommandée. L’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas.
Site web alec-ouest-essonne.fr

- CHAMPIONNAT DE FRANCE DE BLOC -

MASSY, CAPITALE FRANÇAISE DE LA GRIMPE

Flashback ! Nous sommes en juin 2017 et le club de l’ESM Escalade devient la seule structure à avoir le bloc, la difficulté et la vitesse aux normes internationales en France.

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Rien d’étonnant donc à ce que Massy accueille la compétition reine de la saison. Les meilleurs athlètes du pays ont fait le déplacement pour tenter de succéder à Fanny Gibert - grande favorite du week-end - et Alban Levier. Camille Faille, Julia Chanourdie, Manon Hilly, Manuel Cornu, Mickaël Mawem, Thomas Morize, toutes et tous ont fait preuve de force, de puissance et d’explosivité musculaire sur un mur de 4,5 mètres de haut sur cinquante de large pour décrocher le titre de meilleur « bloqueur » de France. La championne en titre, Fanny Gibert, a survolé la compétition. « J’avais vraiment la hargne sur cette compétition. Je voulais la gagne. À la lecture des blocs de finale, j’ai bien senti que tous étaient à ma portée, et surtout que j’allais me faire plaisir à les grimper », comme elle l’a déclaré lors d’une interview pour la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME). La Massicoise Camille Faille (ci-contre), elle, est montée sur la troisième marche du podium. Félicitations !
Site web esm-escalade.jimdo.com

- emploi -

pédalez !

C’est à Massy, et plus précisément au Centre Omnisports Pierre de Coubertin, que s’est tenue la deuxième édition de « Parlons Vélo » sous-titrée « Feu vert sur les mobilités actives ».

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Aux manettes, notre Collectif Vélo et l’Agenda 21 de la ville. Si la joie de pédaler était sur toutes les lèvres, les intervenants se sont attachés en un premier temps à montrer que la petite reine peut être un vrai débouché pour l’emploi. Rendons nous à l’évidence, les métiers du cycle recrutent comme en a attesté la présence d’acteurs économiques tels La Poste ou Les Boîtes à Vélo Paris-IDF (un collectif d’entrepreneurs sévissant dans des domaines aussi variés que la livraison de colis, la plomberie ou la vente de nourriture). Le président de la Fédération française des usagers de la bicyclette Olivier Schneider et l’économiste et urbaniste Frédéric Héran ont, quant à eux, offert leur éclairage sur les mobilités actives lors d'une table ronde, ce dernier soulignant que nous traversions une période nous voyant passer du « tout-voiture à la rue partagée de tous ».
Site web velomassy.blogspot.fr

Km/h

C’est la vitesse moyenne d’un cycliste en ville ce qui le rend plus rapide qu’un automobiliste.

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Les études épidémiologiques ont montré que 36 minutes de vélo par jour suffisent à diminuer d’environ 30% le risque de contracter une maladie cardio-vasculaire.

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Émission de carbone.

- pratique -

LA COLLECTE DES DÉCHETS évolue !

Avec prochainement dans vos boîtes aux lettres : le nouveau calendrier de collecte des déchets 2018.

Vos interlocuteurs

Le Service Déchets de la Communauté d’Agglomération Paris Saclay reste localisé à Massy :
Centre Technique Municipal
43 rue de la Division Leclerc
01 60 13 74 09
conseil.tri@mairie-massy.fr

La Direction Proximité continuera à relayer et suivre vos demandes :
01 60 13 30 00 (serveur vocal-touche 2)

Signalement en ligne :
www.ville-massy.fr

Connaissez-vous le Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Vallée de la Bièvre ? C’est au SIAVB - né aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale - que nous devons l’amélioration de la qualité de l’eau de la Bièvre ainsi qu’une gestion pour le moins remarquable et remarquée des crues. Rencontre avec ces femmes et ces hommes de l’ombre sans le concours desquels la vallée de la Bièvre n’aurait jamais été classée sur la liste des sites et monuments naturels de France en 2000, au moment où ils s’apprêtent à rendre le parc de Vilgénis accessible aux Massicois à la demande de la ville.

« La Bièvre est une rivière qui a pu faire peur dans le passé eu égard à ses débordements qui causaient beaucoup de dangers pour les personnes et pour les biens. Ce n’est aujourd’hui plus le cas. »

Thomas Joly

Maire de Verrières-le-Buisson et président du SIAVB

Ci-dessus : VILLAINES (S.-et-O.) – Les Bords de la Bièvre au 18e siècle

SI LA BIÈVRE, RIVIÈRE D’ÎLE-DE-FRANCE SERPENTANT SUR UNE TRENTAINE DE KILOMÈTRES, A INSPIRÉ L’ÉCRIVAIN ET POÈTE VICTOR HUGO, SON HISTOIRE N’A RIEN D’UN LONG FLEUVE TRANQUILLE.

Le verdict du baron Haussmann à son encontre est d’ailleurs sans appel. Le préfet de la Seine de 1853 à 1870 y voit un « égout » qu’il faut recouvrir… Les tanneurs et les lavandières auront eu raison de cette rivière dont « l’eau exténuée [et] putride » se jette alors dans les égouts de Paris.

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Et la haute vallée de la Bièvre ? Son sort, lui, se joue aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale avec la création du Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Vallée de la Bièvre (SIAVB) le 27 décembre 1945. Sa mission ? « Aboutir à une gestion durable de la rivière que ce soit en matière d’amélioration de la qualité de l’eau, de l’entretien de la rivière et de la gestion des crues » comme nous l’explique le directeur général des services du SIAVB, Jean-Michel Bordes.

Ci-dessous : Se sâlir les mains, c'est-à-dire descendre dans la Bièvre équipés de vêtements de pêche gardes, ne fait pas peur aux gardes-rivières qui sortent jusqu'à une tonne de détritus/jour de la rivière lorsqu'arrive l'Automne.

Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Vallée de la Bièvre… Plus qu’un nom, une MISSION.

Nous sommes en 1954 lorsque le syndicat met en place un système de collecte en réseau séparatif sur les 18 kilomètres dont il est responsable. Si les réseaux unitaires collectent les eaux usées et les eaux pluviales dans les mêmes canalisations, les réseaux séparatifs, eux, comprennent deux systèmes de collecte séparés. Ils présentent l’avantage d’éviter le débordement d’eaux usées dans la Bièvre lors d’évènements pluvieux.

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L’amélioration de la qualité de l’eau est « une bataille constante ». Et ne comptez pas sur les gardes-rivière du SIAVB pour contredire Jean-Michel Bordes ! Éric et Jean-Claude travaillent au quotidien à la réduction des rejets d’eaux usées dans la Bièvre. L’occasion de souligner que « de nombreux rejets correspondent à de mauvais raccordements des eaux usées domestiques ». Comptez également sur eux pour surveiller et entretenir les ouvrages hydrauliques du SIAVB « de Buc à Wissous en passant par Massy ». Ils nettoient les grilles de protection permettant de retenir les déchets qui risqueraient d’empêcher l’écoulement de la Bièvre et d’entraîner des débordements.

L’amélioration de la qualité de l’eau ? « Une bataille constante ! »

Jean-Michel Bordes

Directeur général des services du SIAVB

Ci-dessous : Le système de télégestion et de régulation hydraulique automatisé (ici à l’écran) permet de disposer d’une vision de la vallée de la Bièvre en temps réel.

Impossible pour le directeur général des services du SIAVB de parler de ses missions sans évoquer les inondations de 1982 liées à une pluviométrie exceptionnelle !

Ce sont 7,5 millions de m3 d’eau qui envahissent la vallée entraînant une catastrophe sans précédent. En réaction à cet événement, le syndicat met en place trois bassins de retenue supplémentaires (des Bas Prés à Jouy-en-Josas, des Damoiseaux à Bièvres, des Sablons à Vauhallan) et augmente ses capacités de stockage de 30%. Insuffisant ! « Mais pas question de doubler le nombre de bassins au risque de transformer le fond de vallée en gruyère.  »

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La solution passe donc par la mise en place en 1993 du premier système de télégestion et de régulation hydraulique automatisé. « De quoi disposer d’une vision de la vallée en temps réel », comme nous l’explique Hervé Cardinal directeur des services techniques au SIAVB. Les bassins de retenue ont donc été équipés de sondes permettant d’évaluer le débit en sortie du bassin ainsi que de vannes entièrement automatisées. Un système dynamique qui a permis d’éviter aux Massicois de se retrouver les pieds dans l’eau en 2016 ou bien encore en 2018 et auquel vont être reliés l’étang des Goachères et le bassin de rétention situé le long de de l’avenue de l’Europe à Massy. But de l'opération  : « augmenter nos capacités de stockage.» Un tiers du volume pourrait ainsi être gagné comme ce fut le cas avec le bassin de Vilgénis aval transformé en zone humide !

Mais pas question pour le président du SIAVB, Thomas Joly, de se reposer sur ses lauriers. « Personne n’est jamais à l’abri d’une crue centennale ou d’une crue millénaire. Il est très important d’avoir à l’esprit que nous aurons toujours un épisode pluvieux plus important que ceux qui l’ont précédé. Et c’est notre objectif d’être le mieux à même de le gérer de façon à diminuer au maximum les incidences sur les populations. »

Ci-dessous : Le bassin situé à côté de Cora sera bientôt mis au sec par le SIAVB pour gagner des capacités de stockage et mieux protéger, entre autres, Bièvres, Buc, Clamart, Igny, Jouy-en-Josas, Les Loges-en-Josas, Palaiseau, Saclay, Toussus-Le-Noble, Vauhallan, Verrières-Le-Buisson, Vélizy-Villacoublay, Wissous… et bien évidemment Massy.

SI LA PLUPART DES RIVIèRES URBAINES SONT DEGRADéES, LA BIèVRE, ELLE, RENAÎT !

Grâce notamment aux opérations de renaturation auxquelles procède le SIAVB. Renaturer ? « Cela consiste à entreprendre des travaux de restauration physique des milieux allant jusqu’au reméandrage de rivières autrefois canalisées. » Un exemple?

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C’est en 2000 que le syndicat a ouvert un bras de la Bièvre long d’un kilomètre entre Verrières-le-Buisson et Massy. La rivière jusqu’alors emprisonnée sous une dalle de béton servant de base à la RD 60 se retrouve alors à l’air libre ! À noter que des travaux sont en cours pour prolonger la réouverture de la rivière sur 203 m,  créer  2 ouvrages de franchissement, végétaliser les berges… De quoi vous donner envie de vous promener le long de cette rivière en empruntant ses 18 kilomètres de sentiers pédestres ou de passer trois week-ends au parc de Vilgénis en attendant son ouverture à la population d’ici juillet (voir ci-contre).

Renseignements : urbs.ville-massy.fr

le siavb s’apprête à rendre aux massicois un bijou que personne ne connaît.

Fort de son savoir-faire, le SIAVB va (re)faire de Vilgénis un espace naturel avec des zones humides, des secteurs de nidification, des refuges pour mammifères… Préparez-vous à y croiser des chevreuils au détour d’un chemin comme à l’époque où ce parc - dont on retrouve mention sur la carte de Cassini au XVIIIe siècle - n’était qu’un « ensemble de prairies avec quelques zones boisées  comme l’allée des pins ou l’allée des marronniers ».

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Reste que ces 18 hectares n’ont pas vocation à devenir un parc urbain ! « Vilgénis sera un site naturel protégé ouvert au public » comme le martèlent Jean-Michel Bordes et Hervé Cardinal. Que les défenseurs des nombreuses espèces protégées présentes sur le parc se rassurent. Le SIAVB prévoit de favoriser les plantes indigènes à baies pour les oiseaux, de mettre en place des prairies pérennes pour les insectes, de maintenir des milieux ouverts et restaurer les murets creux ou bien encore de garder des zones de quiétude et des fourrés denses pour les cervidés…

L'objectif est de varier les types de zones (prairies, bois, zones humides…) pour obtenir la plus grande biodiversité. Pour cela, il y a deux ans, les étangs ont été vidés. Des coupes d'arbres seront effectuées au mois de juin et à l’automne pour créer des prairies naturelles et mettre en valeur les boisements existants, bref,  pour rendre au parc son apparence d’autrefois.

L’ouverture officielle du parc est programmée pour le 1er juillet. L’occasion pour chacun de découvrir ses sous-bois, ses prairies, ses zones humides... zones bien trop rares en Île-de-France qui agissent comme de véritables filtres naturels et participent ainsi à l’amélioration de la qualité de l’eau de cette Bièvre au rythme de laquelle vit la vallée et bien évidemment Massy.

Évolution du parc / les grands axes du projet

Ci-dessous : Vue aérienne du parc de Vilgénis en 1949.

Ci-dessous : Vue aérienne du parc de Vilgénis en 2014.

Ci-dessous : projet 2018.

1 - Zone prairie

La « zone prairie » est la zone où le SIAVB va procéder à des  coupes pour redonner au parc son apparence d’antan.

2 - Zone humide

La « zone humide » correspond au secteur où les anciens étangs ont été vidés. Des « passerelles » seront mises en place pour pouvoir observer cette zone.

3 - Zone historique

La « zone historique » consiste, entre autre, en une mise en valeur du portail ancien du château de Vilgénis.

4 - Zone régénération

La « zone régénération » correspond à une zone de régénération du boisement afin de densifier la forêt.

5 - Zone refuge

La « zone refuge » est un secteur où aucune intervention ne sera faite.

SALLE 105 / 1er ÉTAGE

« Qu’est-ce qu’une espèce tarifaire ? » nous demande Frédéric Saltron. Direction le « domaine mécanique, électronique et biens double usage » pour avoir la réponse. L’espèce tarifaire est la dénomination qui est attribuée à la marchandise dans le tarif douanier. « Un extrait végétal au sens douanier du terme est taxé à 0% alors qu’un extrait de vanille, lui, est taxé à 3%... » Au SCL, on vérifie donc l’espèce tarifaire à la recherche de fausses déclarations. Pas question pour autant de voir le mal partout. « Il arrive à certains de se tromper au moment de remplir leur déclaration notamment lorsqu’il est question de produits innovants. » Prenez des crackers à base d’insectes. « Est-ce une préparation alimentaire ? Est-ce un insecte ? » La question mérite d’être posée. Et le SCL est là pour y répondre.

SALLE 205 / 2e ÉTAGE

« Métaux, bijoux, pierre, bois, céramique. » Nous voilà au deuxième étage du bâtiment. Le SCL assure le contrôle des titres de métaux précieux histoire de s’assurer qu’un bijou en or déclaré à 75 millièmes contient bien 75% d’or et vérifie l’innocuité de bijoux fantaisie pouvant contenir nickel, plomb ou cadmium afin de vous protéger des allergies.

SALLE 303 / 3e ÉTAGE

« Notre alimentation résulte souvent d’une chaîne complexe d’actions, incluant des productions végétale et animale, des procédés de transformation, de conservation et de distribution » pour citer l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES). Et en ce qui concerne les contaminants alimentaires ? « Prenez des chips de pomme de terre ! Il faut savoir qu’il s’agit d’un aliment qui a subi un procédé de transformation qui a pu donner naissance à des composés indésirables comme l’acrylamide. » D’où la mise en place de plans de surveillance. Et en cas de dépassement du seuil réglementaire ? Adieu les chips ! L’occasion pour Frédéric Saltron d’évoquer un paradoxe en soulignant que « l’alimentation n’a jamais été aussi saine depuis des siècles mais que l’indice de confiance, lui, n’a jamais été aussi bas. »

SALLE 403 / 4e ÉTAGE

Direction le 5e étage du bâtiment où des agents en blouse blanche recherchent des résidus de pesticides dans des prélèvements réalisés par la DGCCRF. Particularité de ce domaine d’activité où l’on a traqué des résidus de Fipronil - un pesticide qualifié de « modérément toxique » par l’OMS - dans des œufs battus en omelette lors de la crise de 2017 ? Le SCL de Massy est un Laboratoire National de Référence (LNR) sur lequel s’appuie l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments ! Cocorico ! Ici, l’on traite environ 3500 échantillons /an et vingt minutes suffisent à tester la présence de résidus de 700 pesticides différents dans un échantillon. « Une prouesse ! »

SALLE 516 / 5e ÉTAGE

Au SCL, on vérifie la qualité et la sécurité des « produits alimentaires, laitiers et ovoproduits ». Un camembert IGP qui n’en est pas un ? Des fromages de chèvre avec du lait de vache ? Deux exemples, parmi d’autres, de fraude économique… aux conséquences parfois dramatiques comme lorsque des industriels chinois ont ajouté de la mélamine dans du lait. « La mélamine est un produit chimique qui, introduit dans le lait, est censé lui donner une qualité qu'il n'a pas et faire monter artificiellement le niveau de protéines… et donc son prix. » Résultat 300 000 nourrissons malades et au moins 6 morts en Chine et un contrôle de plus à inscrire dans la longue liste du laboratoire..

« Hasard ou destin, la réponse n’est pas simple. » (Joseph Kessel) Qu’une fleuriste massicoise se prénomme comme une fleur bleue des champs… Hasard ? Destin ? Difficile de se prononcer ! N’est-ce pas, Véronique ?

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Réussite(s) ou échec(s), notre Massicoise d’adoption sait que la nostalgie est un poison. Que reste-t-il de son enfance passée à cueillir des fleurs des champs ? Des couleurs ! Des parfums ! Des créations florales ! Le chômage ? Un compagnon de route avec lequel Véronique va devoir composer après plusieurs années de bons et loyaux services au sein d’une société important, entre autres, des accessoires pour l’art floral. Hasard ? Destin ?

Sur son chemin, Force Femmes. Une association créée en 2005 par des cheffes d’entreprises pour accompagner les femmes de plus de 45 ans dans leur recherche d’emploi ou dans leur création d’entreprise. Pour notre commercial en recherche d’emploi, c’est le déclic ! Et cette fille de commerçante de créer sa propre entreprise. « J’ai décidé qu’il était temps de faire ce dont j’avais envie. » Le nom de sa société ? « Véronique Bradol. » Pourquoi faire compliqué… Son activité ? « Créations florales pour tous les évènements » ! Une lubie ? Non. Véronique qui a, vous l’aurez compris, toujours aimé ces fleurs qui « enrichissent et rendent heureux », est notamment passée par la Piverdière, une école renommée installée en Anjou.

Pour cette militante dans l’âme, fleurs riment avec valeurs. Que 85% des fleurs vendues en France soient importées ne lui sied guère. « Il faut savoir que nous avons une production française en souffrance » souligne notre passionaria. « Nous avons des petits producteurs locaux que nous devons faire travailler ! » Ses pivoines viennent d’Essonne. Ses tulipes de la Sarthe. Ses renoncules et anémones du Var. Défendre la production française, c’est apprendre à travailler avec les saisons comme nous l’explique celle qui a très vite adhéré au Collectif de la Fleur Française et qui affiche fièrement le label Fleurs de France. Des pivoines pour la Saint-Valentin ? Prière de repasser au mois de mai et au mois de juin. Impossible de ne pas la titiller en évoquant les roses en provenance de Hollande. Véronique sait les traitements phytosanitaires que subissent ces roses étrangères produites, qui plus est, dans des conditions loin d’être exemplaires. C’est une des raisons pour lesquelles elle travaille à la belle saison avec l’association Fleurs de cocagne qui propose des fleurs bio, locales et solidaires, cultivées par des femmes en parcours d’insertion.

Bio, local, solidaire… notre fleuriste massicoise n’a pas choisi la facilité. Pas étonnant donc de la trouver sur les marchés qu'elle affectionne particulièrement. « Les gens n’y sont pas que de passage. » Véronique non plus. Son prénom fleuri vient, après tout, du grec « pherenikê » qui signifie « porteuse de victoire ».

1981 - Jeune fille au pair en Angleterre durant 2 ans 1/2.
1999 - Suit une formation  aux Saisons Florales, place Victor Schœlcher 91300 Massy ainsi qu’un stage d’art floral à la Piverdière.
2002 - Commerciale grands comptes / pour une société important et créant des produits de décoration pour la maison et des accessoires pour les fleuristes.
2016 - Rencontre l’association Force Femmes en février.
2016 - Création de son entreprise en septembre.