- clic clac -

Votre Conseil Municipal

- clic clac -

Place au Grand Ouest

Située au sein de Massy-Atlantis, la Place du Grand Ouest s’est dévoilée aux yeux de tous le 18 octobre dernier en présence du Sénateur-Maire Vincent Delahaye, …

Lire la suite

du président d’Altarea-Cogedim Alain Taravella et des architectes coordonnateurs Elizabeth et Christian de Portzamparc. Du spectacle son et lumière créé par le Collectif Scale et l’artiste Yves Caizergues au concert de MB14 en passant par celui du duo nantais d’Elephanz, le cœur des Massicois a vibré au rythme de ce nouveau cœur de ville et premier quartier mixte du Grand Paris.

- vie de quartier -

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

« La place du Grand Ouest est un lieu d’animation pour Massy mais aussi pour le territoire de Paris-Saclay. »
(Vincent Delahaye)

Lire la suite

Ouvrez les yeux et admirez l’architecture harmonieuse de ses ilots d’habitation. Flânez rue Florence Arthaud. Asseyez-vous en terrasse et sirotez un verre en attendant votre TGV ou votre RER ! La Capitale Sud du Grand Paris possède un nouveau cœur de ville.
Imaginez donc, 7 000 m2 de commerces ! Citons une moyenne surface alimentaire – Carrefour Market – ainsi qu’un certain nombre de petits commerces sans oublier une banque, un coiffeur, un opticien ainsi qu’un cabinet médical regroupant une quinzaine de professionnels de la médecine générale à la pédiatrie en passant par les soins dentaires. Envie de vous détendre ? Une dizaine de restaurants ou cafés et leurs terrasses vous attendent en bordure de la place du Grand Ouest, parmi eux, la Crêperie Saint Louis, la brasserie Au Bureau, l’Indiana Café ou encore un spécialiste de bagels et burgers, Factory&Co… sans oublier la brasserie du Grand Ouest située au rez-de-chaussée de l’Ellipse. De quoi patienter agréablement en attendant de pousser les portes du cinéma Pathé de 9 salles pour assister à l’une des nombreuses projections hebdomadaires ou de prendre un bus ou un RER pour regagner votre domicile.
La place du Grand Ouest, c’est un lieu pensé pour répondre aux besoins quotidiens des habitants – citons une conciergerie résidentielle – et des visiteurs. Des visiteurs ? Oui ! Ce nouveau cœur de ville situé à proximité de la plateforme multimodale des gares RER et TGV en fait un centre névralgique du futur Grand-Paris… et ce dès aujourd’hui ! « Chaque jour, des milliers de Franciliens arrivent et partent de ce carrefour essentiel dans le maillage de connexions routières et ferroviaires parisiennes, franciliennes et nationales. Autour de la gare et de la place du Grand Ouest converge et convergera toute la vie du centre d’une très grande ville » comme l’explique l’architecte Christian de Portzamparc. L’ouverture prochaine d’un hôtel Hilton 4 étoiles et d’un Palais des Congrès ne fera que renforcer l’attractivité de notre ville.

COMMERCES, SERVICES ET RESTAURANTS ET UNE MOYENNE SURFACE ALIMENTAIRE

MULTIPLEXE DE 9 SALLES - ÉCOLE MATERNELLE - PALAIS DES CONGRÈS - HÔTEL QUATRE ÉTOILES - PARC DE STATIONNEMENT DE 550 PLACES

- sport -

LE PADEL PREND SON ENVOL

C’est le dimanche 15 octobre que la ville a inauguré un terrain de Padel au complexe sportif de Villaine rue Georges Mandel. L’occasion pour la rédaction du M de revenir sur cette discipline à mi-chemin entre le squash et le tennis. Que dire du Padel ?

Lire la suite

Qu’il a été inventé par le Mexicain Enrique Corcuera dans les années 70 et que ce sport se pratique uniquement en double sur un terrain de 20 mètres de long sur 10 mètres de large entouré de murs transparents en verre trempé. Sachez également que le Padel a intégré la Fédération Française de Tennis (FFT) en 2014. Alors qu’attendez-vous pour tester cette discipline dont le nombre d’adeptes de par le monde se compte en millions.

- solidarité -

UNE JOURNÉE DANS L’ESPACE

Vendredi 6 octobre, nous avons passé un moment dans l’espace éphémère « Chez Eva, One Day » crée par L’Espace Singulier, association massicoise, à l’occasion de la journée nationale des aidants.

Lire la suite

Ateliers bien-être, stand d’information, thé et petits gâteaux; tout était réuni pour passer un moment convivial propice aux rencontres. Cet événement a permis aux aidants, personnes en situation de handicaps, professionnels du médico-social de se ressourcer et discuter entre eux. En dehors de cette journée, Espace Singulier a créé trois relais comme nous l’a expliqué sa présidente Sandrine Podolak. «Le premier est le relais ressource : quand une personne rencontre une rupture dans son parcours de vie, nous allons chercher sur le département une personne qui va pouvoir résoudre son problème. Le deuxième est le relais répit: des relayeurs bénévoles viennent de une à quatre heures au domicile d’un tandem aidant-aidé pour permettre à l’aidant de respirer un peu. Enfin le troisième est le relais mobilité qui permet d’emmener des enfants ou des adultes à leur séance de soins quand il n’y a pas de possibilité d’accompagnement.» Sachez, à toutes fins utiles, que l’association recherche des bénévoles.

- lyrisme -

NOUVELLE(S) STAR(S)

Natalie Dessay, Karine Deshayes, Nathalie Manfrino, Anne-Catherine Gillet, Hélène Guilmette, Florian Laconi, Stéphane Degout…

Lire la suite

Voici les noms d’artistes lyriques révélés par les précédentes éditions de « Voix Nouvelles », un concours organisé par le Centre Français de Promotion Lyrique dont la finale régionale s’est tenue les 19 et 20 octobre derniers à l’Opéra de Massy. L’occasion pour les Massicois présents dans la salle de découvrir – et ce gratuitement – les stars de demain. À noter que l’Opéra accueillera la demie-finale nationale de « Voix Nouvelles » en janvier prochain. À vos agendas !

- vie de quartier -

UN AUTOMNE À VILLAINE

Soutenir et faire connaître les commerces et services de proximité, telle est l’ambition de la ville et des Massicois comme nous l’ont expliqué Véronique Zeller, Adjointe au Maire en charge du quartier Villaine, ainsi que plusieurs membres du Conseil de Quartier.

Lire la suite

D’où une action concrète baptisée « Un Automne à Villaine » qui a permis aux Massicois venus de différents quartiers de la ville de faire leurs emplettes tout en profitant de la musique de la fanfare Globeshakers Project, d’une pluie de ballons et de marrons chauds. L’occasion pour le Conseil de Quartier et ses membres d’expliquer aux Massicois les tenants et les aboutissants de leurs actions.

- liberté, égalité, fraternité -

CITOYENS DE DEMAIN

Connaissez-vous le Conseil Municipal des Enfants ou CME ? Non ?

Lire la suite

Sachez que ses nouveaux membres ont reçu leur écharpe tricolore le 12 octobre dernier. Cette instance municipale créée en 1988 permet à des jeunes Massicois des classes de CM1 et de CM2 élus par leurs pairs de découvrir la démocratie locale et l'engagement citoyen. Félicitations aux 28 nouveaux élus !

- opéra -

LES MASSICOIS À L’OPÉRA

Vous n’êtes jamais venu à l’Opéra de Massy ? Sachez que la ville de Massy et l’Opéra vous offrent deux places pour assister à une répétition générale.

Lire la suite

Prochains rendez-vous : le 8 novembre pour Faust (opéra de Charles Gounod) et le 1er décembre pour Don Quichotte chez la Duchesse (ballet comique de Joseph Bodin de Boismortier). Retrait des invitations à la billetterie de l’Opéra au-dessus de Cinémassy 15 jours avant la date (du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30, de 14h à 18h30 et le samedi de 9h30 à 12h30).

- développement économique -

CRÉDIT AGRICOLE CONSUMER FINANCE CHOISIT MASSY

Crédit Agricole Consumer Finance (CACF), l'un des leaders européens du crédit à la consommation, a fait le choix de rassembler ses collaborateurs sur un site unique à Massy.

Lire la suite

Les 1309 collaborateurs de CACF ont donc quitté les sites d’Evry Bois Sauvage, d’Evry Rostand et d’Arcueil pour s’installer dans un immeuble de bureaux de 36 000 m2 au 1 rue Victor Basch. Pour Crédit Agricole Consumer Finance, Massy sonne comme une évidence. Outre la politique menée par la ville en direction des entreprises, la Capitale Sud du Grand Paris séduit de par sa desserte exceptionnelle : RN188, RD120, A10, gare TGV, gares RER…

De son enfance massicoise à son élection en tant que Maire le 22 octobre dernier, Nicolas Samsoen se confie et évoque le passé, le présent et l’avenir.

De son enfance massicoise à son élection en tant que Maire le 22 octobre dernier, Nicolas Samsoen se confie et évoque le passé, le présent et l’avenir.

J’aimerais remonter dans le temps et évoquer votre enfance. Quel(s) souvenir(s) en gardez-vous ?
J’ai grandi à Massy où mes parents se sont installés, en 1962, au 3, rue de Montpellier, avant d’acheter un appartement rue du Dauphiné, au 9e étage, dans lequel ils ont habité toute leur vie. De la fenêtre on pouvait observer toute la banlieue, d’Orly au Sacré-Cœur.

Lire la suite

Mon père était un médecin de famille à l’ancienne. Et je suis frappé de croiser aujourd’hui encore des gens qui me parlent de lui. Ma mère, elle, était pédiatre et a exercé à la Clinique de Massy et à la Protection Maternelle Infantile (PMI). Beaucoup de bébés nés à Massy dans les années 1980 sont passés entre ses mains. Dans les choses que je retiens d’eux, il y a le regard bienveillant sur les autres. Pour eux, chaque personne méritait le respect et l’attention.

D’autres souvenirs gravés dans votre mémoire ?
Je me souviens avoir fait du patin à roulettes, comme on disait à l’époque, avec Pierre Chopik [ndlr qui a donné son nom à l’anneau de roller] et un peu de tennis, mais je n’étais pas très doué. Je garde une image du terrain vague sur lequel a poussé la Mairie.

Lire la suite

Je me souviens de mon quartier qui ne s’appelait pas encore Massy-Opéra mais le Grand Ensemble Massy-Antony, du parc Descartes, de la camionnette d’Oscar le glacier avec sa petite musique… Et puis, je suis un enfant de la banlieue sud, un enfant du RER B en quelque sorte. J’ai grandi le long de cette ligne qui à l’époque marchait bien !
On se pose souvent des questions d’identité. Moi je suis né en Ile-de-France, mes deux parents sont nés en Ile-de-France, trois de mes quatre grands-parents sont nés en Ile-de-France… Si mon nom est d’origine flamande, mon identité, elle, est profondément banlieusarde. Elle est massicoise, francilienne et pas parisienne. J’adore Paris mais je crois que la banlieue a une identité propre.

Je me demandais si vous étiez issu d’un milieu politisé…
Pas du tout ! Alors pas du tout ! Mes parents votaient mais s’intéressaient très peu à la politique.

Lire la suite

C’est d’abord l’Europe qui m’a motivé. Ma première campagne politique, ce sont les élections européennes de 1989 pour Simone Veil… Et je reste passionnément pro-européen.

Puis vous rencontrez Vincent Delahaye…
Il y a en politique comme dans la vie des rencontres. Pour moi, il y a eu trois rencontres majeures.

Lire la suite

D’abord Raymond Barre – je sais que ça ne nous rajeunit pas –, qui incarne pour moi la rigueur intellectuelle et le refus de toute démagogie. Puis Bernard Stasi [ndlr ancien Ministre et Médiateur de la République], l’homme de tolérance et d’ouverture qui m’a fait aimer la politique. Et enfin, Vincent Delahaye, que j’ai rencontré en 1992, l’homme de terrain, la générosité, l’énergie, la simplicité, le sérieux. Trois rencontres essentielles pour moi.

Vous êtes donc tout naturellement sur la liste menée par Vincent Delahaye en 1995…
La victoire de 1995 reste pour moi un souvenir inoubliable. J’avais 24 ans et nous venions de gagner la mairie à la surprise générale.

De 1995 à 2001, vous occupez la fonction de Maire-Adjoint aux Affaires Scolaires. Quels souvenirs en gardez-vous ?
Je dois dire que les débuts n’ont pas été très faciles. J’avais 24 ans, je n’étais ni parent d’élève ni parent tout court, je n’étais pas enseignant…

Lire la suite

Autant dire que le monde enseignant ne m’a pas accueilli à bras ouverts. Mais la situation s’est apaisée lorsque mes interlocuteurs ont compris que je les respectais, que je les écoutais et que j’étais capable de décider, c’est-à-dire de dire oui et de dire non ! Et plus précisément que j’étais capable si j’avais dit oui de tenir le oui et si j’avais dit non de ne pas céder à la pression.

Et vous adorez cela…
Si 20 ans après, lorsque je suis revenu en 2014, j’ai demandé à Vincent Delahaye de reprendre le scolaire c’est parce que j’ai adoré cela.

Lire la suite

L’éducation, il n’y a rien de plus important. Les enseignants sont les ouvriers de l’avenir de nos enfants. Notre rôle, c’est de leur fournir les meilleurs outils nécessaires.

Et vous devenez Maire-Adjoint en charge de l’Urbanisme, du Développement Économique et de l’Intercommunalité en 2001…
Ce sont aussi des questions d’évolution professionnelle.

Lire la suite

D’abord je ne suis plus étudiant. Je travaille. Je me suis marié. J’ai pour projet d’avoir des enfants. C’est clair que le temps dont je dispose n’est plus tout à fait le même. Qui plus est, de 2002 à 2004 je travaille en cabinet ministériel auprès de Gilles de Robien [ndlr Ministre du Logement et des Transports]. C’est un métier où on ne compte pas ses heures. Mais en même temps je tiens beaucoup à rester attaché à Massy. Je deviens Adjoint à l’Urbanisme aux côtés de Vincent Delahaye. Par rapport à la période 1995-2001, c’est un rôle d’adjoint totalement différent, davantage un travail de dossiers. Pendant cette période, nous jetons les bases de la transformation de la zone industrielle des Champs-Ronds en ce qui deviendra Atlantis. Et puis j’aide à défendre les dossiers de Massy. S’il y a aujourd’hui une passerelle des gares à Massy c’est d’abord dû à la ténacité de Vincent Delahaye, mais c’est aussi un peu lié au fait qu’à ce moment-là j’ai pu, par mes liens au gouvernement, faire avancer le projet un peu plus vite.

Et l’envie vous prend pourtant de vous éloigner de tout cela. Direction le Vietnam où vous occupez le poste de Directeur général d’une agence d’urbanisme et d’architecture de 2010 à 2012.
C’était un projet de vie très important pour moi d’aller habiter ailleurs. Et quand je dis ailleurs, c’est ailleurs loin.

Lire la suite

C’est dans des cultures différentes, dans un cadre différent. Je me suis donc installé quelques années au Vietnam en famille avec ma femme et mes quatre enfants.

Et que retenez-vous de ces années ?
Ce sont des années merveilleuses !

Lire la suite

Je me souviens d’une enquête mondiale qui avait fait pas mal parler d’elle en 2010 ou 2011 et selon laquelle les Français étaient le peuple le plus pessimiste au monde. Mais peu de gens ont remarqué que la même enquête qualifiait les Vietnamiens de peuple le plus optimiste au monde. Pour moi – un Français habitant au Vietnam à l’époque – c’était un contraste saisissant. Et c’est cet optimisme à tout crin, cette manière toujours très positive de voir les choses, que je retiens !

Et vous, vous revenez avec cet optimisme ?
Oui. Je trouve que l’optimisme est un devoir. Dans mes phrases fétiches il y a celle du philosophe Alain : « Le bonheur, j’entends celui que l’on conquiert pour soi, est l’offrande la plus belle et la plus généreuse. »

Lire la suite

C’est-à-dire que de tout faire pour être heureux soi-même est le meilleur moyen d’apporter et de donner du bonheur aux autres. Ce n’est bien sûr pas facile. La vie empêche parfois d’être heureux, mais cette idée du devoir collectif de montrer un visage souriant, d’être enthousiaste, de croire qu’on peut construire un monde meilleur, j’y tiens beaucoup…

Et que retenez-vous de ces années ?
Ce sont des années merveilleuses !

Lire la suite

Je me souviens d’une enquête mondiale qui avait fait pas mal parler d’elle en 2010 ou 2011 et selon laquelle les Français étaient le peuple le plus pessimiste au monde. Mais peu de gens ont remarqué que la même enquête qualifiait les Vietnamiens de peuple le plus optimiste au monde. Pour moi – un Français habitant au Vietnam à l’époque – c’était un contraste saisissant. Et c’est cet optimisme à tout crin, cette manière toujours très positive de voir les choses, que je retiens !

Et vous, vous revenez avec cet optimisme ?
Oui. Je trouve que l’optimisme est un devoir. Dans mes phrases fétiches il y a celle du philosophe Alain : « Le bonheur, j’entends celui que l’on conquiert pour soi, est l’offrande la plus belle et la plus généreuse. »

Lire la suite

C’est-à-dire que de tout faire pour être heureux soi-même est le meilleur moyen d’apporter et de donner du bonheur aux autres. Ce n’est bien sûr pas facile. La vie empêche parfois d’être heureux, mais cette idée du devoir collectif de montrer un visage souriant, d’être enthousiaste, de croire qu’on peut construire un monde meilleur, j’y tiens beaucoup…

De 2002 à 2004, Nicolas Samsoen a été Conseiller technique chargé de l'urbanisme et de l'environnement au Cabinet de Gilles de Robien, Ministre du Logement et des Transports, ici en déplacement officiel à la gare RER de Massy-Palaiseau.

De 2002 à 2004, Nicolas Samsoen a été Conseiller technique chargé de l'urbanisme et de l'environnement au Cabinet de Gilles de Robien, Ministre du Logement et des Transports, ici en déplacement officiel à la gare RER de Massy-Palaiseau.

Qu’est-ce qui vous pousse à vous intéresser au mandat de Maire ?
Avoir un impact direct sur la vie des gens – un impact que j’espère positif – est la chose la plus importante à mes yeux. Et le faire en travaillant avec eux, en prenant le temps d’écouter, en acceptant de ne pas tout savoir.

Lire la suite

J’ai passé beaucoup d’heures dans les conseils d’école à discuter avec les enseignants, les parents d’élèves. Ce sont des échanges qui permettent d’avancer, de trouver des solutions. Je prends un exemple : pour l’aménagement de la cour de Roux-Tenon, les enseignants n’étaient pas très contents de ce qu’on prévoyait. On a retravaillé ensemble, et on a fait un projet moins cher et mieux adapté. Chaque fois que je passe devant l’école, j’y pense et je suis content. Travailler pour les gens et avec les gens, c’est ça notre devoir d’élus locaux.

Avec en fil conducteur cette passion pour Massy…
Je pense que l’une des plus grandes forces de Massy c’est l’addition de gens et de réalités différentes. C’est effectivement un mélange de population – qui n’est jamais un sujet facile mais qui reste une force, j’en suis absolument convaincu.

Lire la suite

Et puis c’est le mélange de l’activité économique, du logement et des activités culturelles et sportives… C’est le bouillonnement massicois qui fait sa force et qui est aussi la raison pour laquelle j’aime cette ville qui fourmille d’envies, de projets grands et petits, et c’est ça qui est enthousiasmant.

Puis vous succédez à Vincent Delahaye…
Au-delà de l’envie d’être et de faire, je suis très touché, flatté, honoré - je ne sais pas quel est le bon terme - par la confiance que cela témoigne.

Lire la suite

J’espère que je serai à la hauteur ; en tout cas, c’est mon devoir de faire de mon mieux pour être digne de la confiance de Vincent qui m’a passé le relais et de celle de toute la majorité municipale qui m’a élu Maire… Ce qui nous engage, c’est le programme que nous avons présenté aux Massicois en 2014 et qui repose sur une formule simple : « Le mariage du
quotidien et de l’ambition. »

Le quotidien donc…
Certains rient des élus qui s’occupent du bout de trottoir. Eh bien nous allons continuer à nous occuper du bout de trottoir ! Nous allons continuer à nous occuper du quotidien !

Lire la suite

Mais je veux aussi dire que la collectivité ne peut pas tout et qu’il y a une responsabilité collective. Les rues, les trottoirs, les espaces verts c’est ce que nous partageons tous. Nous sommes tous responsables de nos comportements ; nous devons dire à celui qui salit ou qui fait du bruit que ça ne va pas. Cette « pression sociale » est indispensable. Et puis il y a les questions de sécurité ou, pour être précis, du travail à mener pour qu’une toute petite minorité ne pollue pas la vie des autres. Ce sont des sujets concrets : les rodéos, les occupations de halls. Cette lutte est un bras de fer sans fin : il ne faut jamais relâcher et ce n’est jamais gagné. Je ne promets pas que les difficultés disparaîtront. Je promets que nous ne renoncerons jamais.

Quid de l'ambition ?
Si j’estime que l’ambition est nécessaire, c’est d'abord parce qu’elle fabrique de la fierté et que la fierté d’habiter quelque part contribue à la qualité de vie. Je veux que nous soyons tous fiers d’habiter Massy. Et puis il y a une vision territoriale.

Quelle est cette vision territoriale ?
La France a besoin que l’Ile-de-France joue son rôle de métropole mondiale. C’est essentiel pour le pays. Et c’est toute l’idée du Grand Paris.

Lire la suite

Aujourd’hui, la grande faiblesse de l’Ile-de-France c’est que tout est concentré à l’intérieur du périphérique. Il y a besoin, hors de Paris, de lieux qui rassemblent des fonctions fortes comme le cinéma ou l’opéra, mais aussi l’économie, le sport ; de villes qui rayonnent et qui attirent ! Et pour ça, il y a une évidence géographique : Massy, c’est l’endroit où se croisaient déjà il y a trois ou quatre siècles la route d’Orléans et la route de Chartres. Plus près de nous, il y a le projet scientifique et technologique du Plateau de Saclay. C’est une chance extraordinaire : les mathématiques, la science, le génie français. Il ne pourra fonctionner sans s’appuyer sur une ville forte proposant aux chercheurs et aux étudiants de l’habitat, de la culture, du sport, des sorties… Et je pense que c’est là le devoir de Massy que de jouer son rôle métropolitain – puisque c’est le terme à la mode – tout en faisant en sorte que cela se fasse au bénéfice des Massicois. Mais comment ? En encourageant ce bouillonnement qui caractérise notre ville : la vie culturelle et sportive, la vie associative, la vie économique. C’est toujours dans les lieux mélangés que naissent les projets urbains les plus intéressants.

Dimanche 22 octobre, Vincent Delahaye - maire de Massy depuis 1995 - passe le relais à Nicolas Samsoen.

Que dire des transports ?
C’est une des spécificités de Massy que d’être découpée en quartiers par les infrastructures de transports, et il ne sert à rien d’imaginer constituer un centre-ville totalement utopique.

Lire la suite

Je pense que le travail d’un Maire est de faire en sorte que les limites physiques entre les quartiers ne deviennent pas des limites psychologiques. Et c’est la raison pour laquelle je trouve positif que la répartition géographique des équipements publics amène les Massicois à se déplacer d’un quartier à l’autre. Et puis les transports, c’est aussi une chance. Je vais me battre sans relâche pour l’amélioration des RER. C’est une question essentielle pour la vie quotidienne de tous les Massicois et pour réussir notre ambition. Il faut mesurer aussi le changement énorme que sera la Ligne 18 dans les déplacements, même à l’intérieur de Massy. On ira de Massy-Palaiseau, c’est-à-dire à la fois de la place du Grand Ouest et de la place de l’Union Européenne, à la place de France en trois minutes ! On a du mal à imaginer. Se battre pour que ces projets voient le jour est essentiel…

Et nos quartiers ?
Je pense que le développement ne peut être fort que s’il est équilibré. Il faut mener de front l’aménagement des nouveaux quartiers comme Atlantis et la transformation des quartiers existants comme Massy-Opéra tout en gardant à l’esprit que le renouvellement urbain prend du temps.

Lire la suite

Prenez Massy-Opéra, les premières opérations ce sont les rénovations du centre Bourgogne et du centre Languedoc. Ce sont des projets que nous avons préparés en 2003 lorsque j’étais Maire-Adjoint à l’Urbanisme et qui ont mis 10 ans à se réaliser. De la même manière, je veux que nous engagions une réflexion collective sur Villaine pour préparer une évolution du quartier qui occupera sans doute les 10 ou 15 prochaines années. Il faut travailler pour tous les quartiers et à long terme.

À quel rythme ?
Massy a connu ces dernières années une croissance rapide. Je suis fier de ce que nous avons fait. Pour autant, je crois que nous devons aujourd’hui prendre un peu de temps. Nous devons souffler un peu.

Lire la suite

Nous allons ralentir le rythme des nouveaux projets de construction sur Massy. Je prendrai pour exemple le secteur d’Atlantis près de la future école Rosa Parks. Il y a des permis de construire délivrés. On ne va pas tout arrêter. Mais je veux prendre le temps de réfléchir avec les habitants d’Atlantis et du centre-ville.

Pensez-vous à 2020 ?
Je pense évidemment à 2020 – puisque c’est la fin du mandat qui nous a été confié et qu’un Maire n’est dépositaire d’une fonction que pour un temps donné –, mais l’un de mes engagements envers les Massicois est de ne pas avoir le nez collé sur le court terme.

Lire la suite

Ne penser qu’à cette échéance serait une trahison de mon rôle de Maire qui consiste à penser à long terme. Les Massicois auront un choix à faire en 2020. Et par définition leur choix sera le bon. J’espère évidemment, et ce ne sera un scoop pour personne, que les Massicois nous feront confiance le moment venu. Mais quoi qu’il en soit, les conditions seront réunies pour que celui ou celle à qui incombera la fonction de Maire puisse assurer le développement à long terme de notre ville.

Christian Maugein, directeur du Centre Culturel Paul Bailliart, est de ces personnes que l’on rêverait d’avoir à ses côtés au moment de tester sa culture musicale au détour d’un blind-test. À tort ! « Je suis nul en matière de quiz », confesse-t-il avec candeur avant d’ajouter : « Je suis un généraliste, pas un spécialiste ».

Lire la suite

Sa culture musicale ? « Ma mère écoutait Brel », explique-t-il avant de se souvenir du sixième enregistrement studio des Beatles – « Rubber Soul » – offert par son frère aîné puis de son adolescence, de ces après-midi passées à écouter des albums et à se forger une culture musicale dans une FNAC transformée en caverne d’Ali Baba. Les Britanniques de Led Zeppelin et les Américains de The Grateful Dead ou de The Chicago Transit Authority y côtoient les Français d’Imago. De quoi lui donner envie de suivre leur exemple ? « Mes expériences musicales se sont avérées assez désastreuses », confesse-t-il en riant, « et se sont donc arrêtées assez vite. » Qu’importe ! Christian a une autre passion. Notre homme évolue dans un univers de comédiens et confesse un intérêt marqué pour le théâtre. Au point d’assister à nombre de représentations théâtrales. Ariane Mnouchkine ? « Une claque ! » Jean-Claude Penchenat ? « Idem ». Massy ? Christian y arrive au hasard des mutations de poste. Direction le Centre Culturel Paul Bailliart, une scène généraliste qu’il va réinventer en scène de musiques actuelles. Si certains y voient une gageure, Christian, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Et l’époque lui a donné raison. Si Paul B s’est construit avec le public et le public s’est construit avec Paul B – pour plagier son directeur – c’est grâce au travail de programmation de Christian et de son équipe. Pas question pour notre homme de choisir les groupes qu’il va programmer en écoutant tranquillement des CD dans son bureau. « Je ne programme pas des disques mais du spectacle », explique avec ferveur ce noctambule qui passe la majeure partie de ses soirées dans des salles parisiennes à la recherche de groupes à programmer. Le plus compliqué dans son métier ? Réussir à programmer des artistes pertinents dans des styles qui ne lui sont pas familiers. Un éclectisme qui constitue l’ADN même des Primeurs. Un festival qui fête aujourd’hui son vingtième anniversaire. Et Christian de se remémorer ses soirées parisiennes en compagnie de son ami producteur, Olivier Poubelle, et de leur idée de créer quelque chose d’inédit. Mais encore ? Un festival consacré aux premiers albums permettant à Christian de programmer des artistes difficilement programmables en dehors de ce cadre. Pourquoi ? « Parce que programmer un artiste qui n’a pas encore trouvé son public s’avère compliqué ! » Pas faux ! À travailler sur l’émergence, Christian a côtoyé des artistes qui ont depuis tutoyé les sommets à l’image de Camille ou d’Emily Loizeau. S’il met en lumière les futurs grands noms de la musique depuis vingt ans, Christian ne se targue pas de détenir la vérité. Pourquoi ? « L’on s’est tellement planté sur nos prévisions », explique-t-il. Un exemple ? « Prenez Camille que nous avons accueillie aux Primeurs en 2002. » Si Christian reconnaît le talent de l’artiste, il confesse que personne ne pouvait prédire le succès rencontré par son deuxième album, « Le Fil », sorti en 2005. Moralité ? « Certains artistes rencontrent leur public. D’autres pas. » Vous trouvez-cela injuste ? « Des injustices dans le monde du spectacle il y en a tous les jours. » Ne perdez donc pas votre temps à parier sur l’avenir de Juliette Armanet, de Tim Dup ou sur celui de Malik Djoudi et laissez-vous emporter par la programmation éclectique de la vingtième édition des Primeurs. Si Christian programme des artistes si différents les uns des autres c’est parce qu’il défend l’idée d’une porosité entre les genres musicaux. « C’est une conception sociale et politique que de dire qu’il ne faut s’enfermer sur rien, que ce n’est pas parce que cela vous est étranger que ce n’est pas bien. Alors essayons de faire l’effort d’aller vers l’autre. C’est important pour nous et pour la société. »

1973 : Tâtonne de la guitare pour faire comme Hendrix, premier naufrage.
1977 : Revente de quasi tous ses 33 tours chez un disquaire d’occasion de la rue de Rennes, regret.
1979 : Tente le saxophone pour jouer Coltrane, deuxième naufrage.
1994 : À défaut de jouer de la musique décide d’en programmer.